AT THE END OF THE DAY - Aig deirEadh an latha

In a world which is becoming increasingly globalized, uniform, and dematerialized, the isles, in their sincerity, simplicity, and authenticity, represent in the collective unconscious, a peace haven.  Therein exists a virtually immutable people: an insular, singular, communitarian, and traditional clan, crafting their own refuge.

In these isles one finds a well preserved microcosm, where the experience of isolation has a magnifying effect on these exceptional - albeit fragile - spaces, whether it be on an environmental, economic, or social level.  The idea of territoire explores the lifestyle, the personal relationships, and the sense of belonging in the process of self realization in relation to the land. 

Is it this collective identity which defines the space, or does the space form one’s identity?  Also, how to chisel out a path to the future without abandoning one’s heritage?

This is the fundamental questions underlying this series of photographs.  The ongoing project, which began this January, will focus on the youth, aged 18 to 35, who live in theOuter Hebridean Isles in the northern most reaches of Scotland, on the edge of Europe--on the savage, hostile, and blustery moors and shorelines.  At the age of 18, the lack of opportunities leave these youths facing a fork in the road: What now? Which direction to take?  What is left to hang on to?  Are these isles really the paradise we perceive them to be?  Or rather, an escape from the dissatisfying, over-developed, uprooted, and unanchored reality of the modern world?  How will they balance the social and economic realities that face them?  Can one really find solace and purpose in this untamed landscape, finding a way to exist in rhythm with the island’s natural ebb and flow and restoring nature to it’s rightful place?  

The first tableau of this series seeks to reconcile the insular nature of these youths’ lives with the expansive and idyllic paysage of the Hebridean Isles. A poetic and alluring invitation for the viewer to listen to the silence, feel the absence, and see the emptiness. A vignette illustrating portraiture of modern lives, with timeless landscape.

 

Dans un monde de plus en plus global, uniformisé, et dématérialisé, les iles par leur sincérité, simplicité et authenticité représentent dans l’imaginaire collectif un havre de paix, où vit une population insulaire singulière, communautaire, traditionnelle presque immuable, constituant un refuge. 

Une forme de microcosme, où l’insularité provoque un effet loupe sur ces territoires exceptionnels mais fragiles, que se soit sur le plan environnemental, économique, ou social.  La notion de territoire évoquée ici peut aussi se rapprocher de la notion d’appropriation de l’espace ainsi qu’à celle d’identification à des lieux, le genre de vie qui en découle et les raisons d’y nouer des liens. 

Est-ce finalement les identités qui construisent les territoires ou les territoires qui construisent les identités?

C’est précisément cette question que souligne la série d’images présentée ici. Un travail sur le long cours commencé cette année en Janvier, qui se focalisera sur la future génération, ces jeunes entre 18 et 35 ans vivant dans les iles "Outer Hebrides" tout au Nord de l’Ecosse, au bout de l’Europe, dans un milieu sauvage, hostile, balayé par les vents et les océans. Ils choisissent ou pas de vivre là, un choix souvent nécessaire, à peine 18 ans, car les opportunités scolaires et professionnelles y sont limitées. A quoi se raccroche-t-on alors? A quoi s’identifie-t-on à cet âge dans cet endroit? Est ce vraiment un paradis comme nous l’imaginons ou est-ce un fantasme de nos sociétés insatisfaites, urbanisées, déracinées cherchant à retrouver un genre de vie dans laquelle la nature peut à nouveau etre ressentie comme un facteur décisif de nos vies? Un premier volet de ce projet qui présente ces jeunes insulaires dans leur environnement, où se rejoignent pour se confondre les deux genres paysage et portrait. Une sorte de fusion dans une proposition poétique qui soit aussi une invitation à écouter le silence, sentir l’absence et voir le vide.